LA MÉTHODE COMPLÈTE COMPREND 19 ACTIVITÉS

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Toutes ces activités ont été réalisées avec le soutien du ministère de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche


Faire la différence entre le dessin et l’écrit

Il est important que très tôt les enfants fassent la différence entre le dessin et les lettres afin de se construire une représentation efficace du système alphabétique.

En lui demandant de reconnaître le texte du dessin, cette activité va aider l'enfant à construire cette représentation claire des signes de l’écrit. Plusieurs variables sont proposées afin qu'elle ne repose pas sur de faux critères. La représentation la plus prégnante est : l’écrit en noir et les dessins en couleurs. Dans cette activité, les lettres peuvent être en noir sur fond blanc, mais aussi en couleurs.

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Distinguer les lettres des autres signes

Lire c’est accéder aux représentations linguistiques par la modalité visuelle. Les signes écrits sur le papier font sens, car on les transforme en sons. Les yeux et le traitement de l’information visuelle par le cerveau sont donc des éléments importants dans la lecture. Des études ont montré que certains enfants arrivant au CP n’ont pas bénéficié d’un entraînement suffisant et que cela impacte leur entrée dans la lecture.

Dans cette activité, l’enfant doit distinguer les lettres parmi d’autres formes graphiques, ce qui n’est pas chose facile et nécessite un entraînement à une discrimination fine des caractères constitutifs des lettres de l’alphabet.

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Pointer le mot dans la phrase

Cette activité est dans la continuité du sens de la lecture puisqu’il s’agit de réinvestir le balayage visuel,
mais cette fois de façon plus fine puisque le texte est lu mot à mot.

Les mots de la phrase qui sont lus sont surlignés, l’enfant prend ainsi conscience qu’il existe un lien entre ce qui est écrit et ce qui est prononcé. Dans cette activité, il doit retrouver la position du mot dans la phrase.

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Trouver de l’écrit dans une page

Il est important que très tôt les enfants fassent la différence entre le dessin et les lettres afin de se construire une représentation efficace du système alphabétique.

Dans cette activité, l’enfant va devoir retrouver les éléments textuels dans un environnement graphique de plus en plus riche et complexe. Dans les niveaux proposés, les textes peuvent être à côté des dessins, mais aussi insérés dans l’image globale.

S’orienter dans le sens de la lecture

Lire de gauche à droite n’est pas inné. Certaines sociétés lisent dans d’autres sens ou de haut en bas. Il est donc nécessaire d’apprendre à l’œil à balayer la page dans le sens nécessaire à la lecture du français. Pour certains enfants, cet apprentissage doit se faire de façon explicite, car on ne suit pas le mouvement des yeux d’un lecteur.

Cette activité propose d’apprendre à l’enfant le balayage visuel nécessaire à la lecture et les retours à la ligne. La voix qui lit au fur et à mesure permet de montrer que l’écrit est en lien avec l’oral. Les mots sont écrits dans l’ordre dans lequel ils sont dits. L’enfant va commencer de façon implicite à comprendre le principe alphabétique.

Distinguer les suites de formes et de lettres

Dans cette activité, nous demandons à l’enfant d’indiquer si une suite de lettres est identique ou non à une autre suite de lettres, ce qui stimule également la mémoire de travail qui sera nécessaire dans l’apprentissage de la lecture, notamment pour mémoriser l’orthographe des mots.

Distinguer les mots des autres formes

Le cerveau commande les yeux et traite l’information. Avant même d’apprendre à lire, le système et la fonction visuels doivent acquérir des capacités de recherche et de traitement automatisées qui seront utiles pour la reconnaissance des mots.

Il ne s’agit pas d’apprendre à décoder les mots, mais à s’entraîner visuellement à les reconnaître, à aiguiser le regard ainsi que la mémoire de travail, donc aucune lecture orale ne doit être faite. Les mots sont plus ou moins longs et plus ou moins ressemblants afin de proposer une progression
dans cet entraînement.

Distinguer les lettres majuscules des minuscules

Nous employons bien souvent des mots de vocabulaire pour parler de l’écrit sans qu’il ait été enseigné explicitement. Certains enfants ont besoin d’un apprentissage ciblé. Cela est vrai pour les expressions : lettres majuscules/lettres minuscules. Les distinguer va être nécessaire par exemple en grammaire : une phrase commence par une majuscule, un nom propre commence par une majuscule. Cela permet aussi à l’enfant d’apprendre qu’il existe plusieurs graphies pour écrire une même lettre.

Compter le nombre de mots dans une phrase

L’enfant doit apprendre à quoi le mot « mot » fait référence. C’est un terme souvent employé qui fait partie du vocabulaire courant. Il doit donc être appris explicitement afin que la représentation de ce terme soit exacte. À l’oral, on ne marque pas un arrêt entre chaque mot, il faut donc passer par l’écrit pour découvrir cette notion.

Dans cette activité, l’enfant est amené à prendre conscience qu’une phrase est composé de plusieurs mots et que leur nombre n’est pas défini. Il apprend qu’un mot est reconnaissable pas les blancs qui l’entourent.

Compter le nombre de lettres dans un mot

Comme pour le mot « mot », cette activité va permettre à l’enfant d’apprendre explicitement à quoi le mot « lettre » fait référence.

Dans cette activité, l’enfant est amené à prendre conscience qu’un mot est composée de plusieurs lettres et que leur nombre n’est pas défini.

Compter le nombre de phrases

Bien souvent, les enfants confondent phrase et ligne. Lorsque l’apprentissage de cette différence arrive trop tard, certaines représentations erronées sont ancrées. Il s’ensuit des difficultés de compréhension lorsque l’enseignant dit : « Lis la première phrase », mais aussi des difficultés de compréhension du texte si on ne sait pas distinguer les groupes de sens.

Il s’agit dans cette activité d’affiner la représentation de la phrase. Les deux signes permettant de la reconnaître sont le point et la majuscule. On introduit donc la majuscule comme marqueur de la phrase, mais il se peut qu’il y ait une majuscule au milieu d’une phrase. Dans cette activité existent plusieurs variables : phrases longues ou courtes et surtout parfois des majuscules dans la phrase.

Reconnaître visuellement une syllabe identique dans deux mots

Lire c’est faire le lien entre des signes abstraits, arbitraires (graphèmes) qui, par convention, symbolisent des sons (phonèmes).

Ces signes sont en nombre limité. Les enfants n’imaginent pas que des groupes de lettres identiques peuvent se retrouver dans des mots très différents.

Il s’agit d’attirer le regard de l’enfant sur l’écriture des mots. Il n’est pas question de faire lire mais d’analyser visuellement les mots et de remarquer la syllabe identique.

Faire la différence entre des sons proches

Discriminer les sons de la langue pour pouvoir ensuite les écrire est incontournable. En effet, comment écrire le son « d » si je ne le distingue pas du son « b ». Or il arrive que certains enfants confondent des sons proches.

Il s’agit d’exercer l’oreille des enfants à l’analyse des sons mais pas en leur demandant si ce mot commence par un « b » ou un « d » car ils n’ont pas encore la compétence nécessaire, mais en leur demandant quel est le mot prononcé.

Repérer les syllabes identiques dans des mots

Développer la conscience phonologique au niveau de la syllabe est fondamental. Savoir si on entend la même syllabe dans des mots différents permet à l’enfant de prendre conscience que les mots sont parfois constitués de syllabes identiques.

Ici, il s’agit de comparer des mots syllabe par syllabe et de trouver le mot qui ne contient pas la syllabe initiale ou finale.

La notion d’intrus peut être compliquée au début mais elle participe à l’entraînement à la catégorisation

Dénombrer les syllabes d’un mot/faux mot

Il s’agit de permettre à l’enfant de considérer les mots pour leur sonorité au niveau de la syllabe. Les faux mots ou logatomes permettent à certains enfants d’accéder à cette compétence. En effet, il peut être très difficile pour certains de couper le mot « gâteau » en 2 morceaux « gâ »/ « teau », alors que dans leur tête ils voient le gâteau en entier et n’ont aucune envie de le couper.

Dans cette activité, l’enfant doit donc reconnaître les mots d’une, de deux ou de trois syllabes.

Localise une syllabe dans un mot/faux mot

Développer la conscience phonologique est nécessaire pour comprendre le fonctionnement du code écrit. Une fois que l’enfant sait repérer si une syllabe est présente dans un mot, on ajoute une compétence supplémentaire qui est de savoir si cette syllabe est en début ou en fin de mot, voire au milieu du mot.

Il s’agit de lui faire prendre conscience que l’écrit répond à un ordre en lien avec la sonorité. J’écris « pa » avant « rapluie » car j’entends « pa » avant « rapluie ».

Quantité d’oral/quantité d’écrit au niveau du mot

Certains enfants pensent que plus un animal est gros plus il y aura de lettres pour l’écrire. Leur représentation de l’écrit est encore axée sur la représentation visuelle. Or le mot ours contient bien moins de lettres que le mot papillon. C’est néanmoins le nombre de syllabes orales qui fait la longueur du mot.

L’objectif est donc d’apprendre que plus il y a de syllabes orales dans un mot, plus il y a de lettres pour le transcrire.

Distinguer des longueurs de phrases

La quantité d’oral correspond à la quantité d’écrit. L’enfant doit comprendre cette relation indépendante du sens : il y a autant de mots dans la phrase « je mange une pomme » que dans « nous mangeons des pommes ».

Il s’agit d’exercer l’enfant à faire le lien entre la quantité d’oral et de l’écrit. Ainsi il va acquérir une représentation correcte du fonctionnement de l’écrit. Attention, aucune lecture de l’enfant n’est demandée.

Compter le nombre de mots dans une phrase

La notion de mot est une notion en référence à l’écrit actuel. À l’oral, le mot n’existe pas. On ne s’arrête pas entre chaque mot quand on parle. Les enfants doivent apprendre cette notion ici de façon implicite.

Grâce aux pictogrammes (un pictogramme pour un mot), l’enfant va apprendre la notion de mot. Les « mots outils » sont écrits, ce qui va lui permettre d’enrichir son stock orthographique.